NYC - Kasema Kalifah Caines
 
Fought obstacles created thru song
Lullaby children running around corn
Without mothers to look over their coming
of age
The silent rage of fathers can be echoed for
days thru the walls of
Sing Sing jail prisons
Unrightful accusations alongside guilty
parishioners
We complain about there being no Kings
around
Immigrants get off the plane and kiss the
ground hearing curse word love poems and
sex proposals
Can I be a millionaire?
The leaves fall off the thorns, the artist start
to draw characters with no tongues relaying
false messages of what’s your hand doing
crossing “t’s” on my face for?
We create sugar artifi cial drinks to alleviate
the pain
I didn’t listen to God when she said “pay
more attention to me”
So my daughters got deaf water in her ear
I salsa, merengue, and mambo my summer
daily walks thru the city.
My ears bleed from other people’s negativity.
When asked where did the love go, it left
when I was a child.
Playing over crack vials,
jumping rope thru alcoholic glass bottles,
running laps over dead bodies.
My aspirations sway like the tops of trees
hoping one day to break out and climb
higher to achieve
Concrete has become the mask I wear
I’m looking for that special box to lay in
As I beg for a coin or two to buy back my
sanity
Flower petals sit in a glass on top my
creativity
We fast-forward to a page we want to be on
Our books a 1910 Biology
Living in the past,
we assimilate
Kiss ass
Pass tests
All in the name of survival
Living from paycheck to pay check
Is this all that life has for me
Living in New York City
Celebrate Brooklyn they say,
go to Central Park
Get molested and raped
Jogging away your despair
Inhaling pollution and smog everyday
As I’m forced to be one with nature in a box
called park
My instincts leave me in the dark
I paint a picture through $9.50 movies and
stale popcorn
Rats with long tails keep my feet warm
Where I’m gonna go to keep from being torn
apart
People in love argue from the start over what
bills to pay
John White was the one who got the raise
today
When should I get on my knees and pray to
the big city “D” ick
that’s “F” ucking me to quick
Trying to get to me to submit to living in
New York City
It’s ‘Sodom & Gomorrah’ that bitty that
created this “s” hit
My shirts too tight my pants too sick
I’m stuck sewing old clothes into
new style metaphors
My shoes have bunions and low
soles to walk on.
God must be a thug!
My loves’ resorted to eating watermelon on
a brick
Sipping on cloudy water
Putting up with this “s” hit
The opportunities tremendous
Music never ending
My career on standstill within success
I’m that mobster pimping poetricks
You that word addict trying to get a hit
What to do in New York City
just to live just to be in
You ask where did the love go,
it left when I was a child
NYC make you shoot a cop 41
times just/ to retaliate
Mark your calendars remember this date
March you 2 two thousand times alive
We gonna raise up and fi ght this war on time
New York City!!!
N Y C N Y C
Nubian Voyager
Kasema Kalifah
  J’ai affronté les obstacles grâce à la chanson
Enfants des berceuses courant autour du
maïs
Sans mères pour veiller à leur maturité
future
La rage silencieuse des pères peut s’amplifi er
pendant des jours au-delà des murs
De la prison de Sing Sing
Où les accusations arbitraires côtoient des
paroissiens coupables.
On se plaint de ne pas avoir de héros dans
le coin
Des immigrés débarquent de l’avion et embrassent
le sol en entendant injures, poèmes
d’amour et propositions indécentes
Deviendrai-je millionnaire ?
Les feuilles tombent des épines, l’artiste
esquisse des personnages sans langues
Transmettant de faux messages sur ...
Pourquoi est-ce que ta main fait le signe de
croix sur ma fi gure ?
On crée des boissons édulcorées pour
adoucir la peine
Je n’avais pas écouté Dieu lorsqu’elle disait «
fais plus attention à moi »
Alors mes fi lles sont devenues à moitié
sourdes
Je salsa, merengue et mambo ma ballade
quotidienne à travers la ville
Mes oreilles saignent du défaitisme des
autres
Si on me demande où est passé l’amour, il est
parti quand j’étais petite ;
Je jouais au-dessus des douilles de crack
Sautais à la corde entre des bouteilles
d’alcool
Faisait la course sur des cadavres.
Mes désirs se balancent comme le sommet
des arbres avec l’espoir de m’évader et de m’élever
vers la réussite
Le béton est devenu le masque que je porte
Je cherche le juste espace pour m’étendre
Tandis que je mendie une pièce ou deux pour
racheter ma lucidité,
Pétales de fl eur assis dans un verre au sommet de
ma créativité.
ON accélère jusqu’à la page où l’on veut être
Nos livres de biologie datent de 1910
Vivant dans le passé,
Nous intégrons,
Léchons des culs
Décrochons des diplômes
Tout cela au nom de la survie
Vivant de jour de paye en jour de paie!
Est-ce tout ce que m’offre la vie à New York City
La vie à New York City
Glorifi ez Brooklyn disent-ils
Allez à Central Park
Faites-vous agresser et violer
Courrez, transpirez votre désespoir
Inhalant pollution et brume chaque jour
Alors qu’on me dit de ne faire qu’un avec la
nature dans une cage appelée parc
Mes instincts m’abandonnent dans l’obscurité
Une séance à 9$50, du pop-corn rassi et j’me
fait tout un fi lm
Des rats à longue queue réchauffent mes pieds
Où vais-je aller pour éviter la déchirure,
Même les amoureux se disputent dès le début
pour une facture.
C’est encore Dupont qui a eu l’augmentation
aujourd’hui.
Quand devrais-je m’agenouiller et prier la ville,
cette grosse B.ite
Qui me N.ique trop vite
Essayant de me faire plier à vivre à NYC
C’est Sodome et Gomorrhe cette folle qui a créé
cette M.erde
Mes chemises sont trop justes mes
pantalons usés
Je suis coincée à coudre de vieux habits en
métaphores nouveau style
Mes chaussures ont des oignons mes semelles
trop fi nes pour marcher
Dieu doit être un gangster !
Mes amours sont réduites à manger du melon
assise sur une brique
A siroter de l’eau nuageuse à m’arranger de cette
M.erde
Ils disent les occasions terribles,
Musique sans fi n, ma carrière est au point mort
avant le succès
Je suis ce mac soutenant des poètruses*
Et toi cet accro du mot cherchant à tirer un
coup
Que faire à New York City si ce n’est y être, si ce
n’est y vivre
Tu me demandes où est passé l’amour, il est
parti quand j’étais petite
NYC te fait tirer sur un fl ic 41 fois juste pour
te venger
Entoure cette date sur ton calendrier
Le 2 mars, marche 2OOO fois en vie
Nous nous soulèverons et ferons cette guerre à
temps, NYC !!!
* poètruses dans le sens poetricks=tricks=ruses.
MAIS tricks se rapportent au mot=client dans
le jargon de la prostitution.