Mars 2003, Minneapolis, Chicago, Detroit, New Orleans, Atlanta, Philadelphie, New York, Boston, Washington DC, Los Angeles, San Francisco, USA. Tournée
One Step Forward
Mai 2003, San Francisco, Los Angeles, Rochester (Etat de NY), Boston, Washington, New York, Philadelphie. Tournée Les Nubians
Nous sommes sœurs, métisses franco-camerounaises, afropéennes comme nous définissons, artistes musiciennes, citoyennes universelles.
Comment avez-vous entendu parler du Salon boucles d’ébène ?
L’année dernière par voie de bouche à oreille… nous avons malheuresement raté la première du salon, mais plus tard les sœurs Tacite (fondatrices de B.E), nous ont permis de voir un film de l’événement… Nous connaissons ce type de réunion en Angleterre ou aux USA, nous étions surprises et heureuses de voir enfin une mobilisation massive de ce genre en France.
Considérez-vous que les valeurs défendues par boucles d’ébène sont proches de celles que vous véhiculez à travers le chant ?
Sans doute. Remettre à l’ordre du jour la beauté naturelle, se réapproprier une culture du corps et du cheveux propre à nos origines, c’est en quelque sorte, récupérer sa couronne dans le caniveau où une certaine forme d’ethnocentrisme et d’ignorance l’y avait jeté « je chante pour raviver les mémoires, exhumer les connaissances que la spirale du temps efface » - in Makeda.
Vous avez accepté d’être les marraines du Salon boucles d’ébène 2006. Pour quelles raisons ?
Pour soutenir un projet qui nous semble d’une évidente nécessité aujourd’hui. Du point de vue esthétique, nous souhaitons partager notre vision du beau, nos créations, et créer un réseau solide de promotion culturelle et professionnelle. Découvrons, mélangeons nos racines. La France noire est multiple et nous sommes ravies de participer à ce moment de réunion privilégié.
De quoi parle votre dernier album, dont le public à découvert quelques morceaux en love au Salon boucles d’ébène 2006 ?
Le dernier projet des Nubians s’appelle ECHOS Nubian Voyager. Il s’agit d’un album de poésie urbaine, ou SLAM comme on l’appelle dans l’hexagone, réunissant des poètes américains et français, dont Souleymane Diamanka et John Banzai www.lemeilleuramidesmots.com, mais aussi de nouveaux morceaux, des lives et remix des Nubians. Ce projet sortira sous forme de livre-CD à l’automne, avec 124 pages de fragments littéraires afropéens, traductions et illustrations. Mais le CD audio est déjà dans les bacs de vos meilleurs disquaires.
Quel avenir souhaitez-vous au Salon boucles d’ébène, ainsi qu’à toutes les initiatives actuelles visant à la reconnaissance de l’identité noire ?
Nous leur souhaitons le meilleur, « Si tu sais d’où tu viens, tu sais donc où tu vas ». Prend tout son sens. L’identité noire sera d’autant plus reconnue que nous nous reconnaîtrons nous même. Se retrouver chaque année autour d’un thème commun, cher à tous, tel que La Beauté Noire, nous semble une occasion de bouger la communauté et de l’ouvrir aux autres, la faire découvrire. « Le Beau sait aussi se rendre utile ». td>