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PAULINE CROZE
RAUL MIDON : State of Mind
Geno Young : Ghetto symphony
Tony Allen : Lagos no shaking
Red Hot + Riot: The Music and Spirit of Fela Kuti (2002)
Davy Sicard
Mayra Andrade : Navega
Do you love hip hop? We do!
Fat Freddy's Drop
Gilles Peterson
BAMS - De ce monde

BAMS - De ce monde
...De ce monde est une prise de position d'une richesse poétique rare et une ballade expérimentale qui nous explose les sens, tout en nous faisant cogiter, sans filtre ni standard d'aucune sorte. Entre coups de coeur, coups de gueule et coups de blues, Bams élève sa tribune et nous offre un superbe album de rap!
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Gilles Peterson
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Fat Freddy's Drop
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Mayra Andrade : Navega
Un soir de janvier 2004, mû par une sorte de rumeur distillée depuis quelque temps, je fais escale au Satellit Café, un club à musique live du quartier Oberkampf de Paris, fortiche dans la mise en orbite de jeunes pousses, disons, "world". Et là, un choc, une découverte comme ça n'arrive même pas une fois l'an : Mayra Andrade redessine les contours musicaux de son pays, le Cap Vert, avec grâce, aplomb et, chose rare pour une fille qui n'a pas encore 20 ans, retenue. Certes, on sait grâce à Cesaria Evora où se trouve cet archipel (à 500 km au large du Sénégal) et on découvre peu à peu que cette terre aride ne chante pas d'une seule voix, qu'elle est foisonnante de rythmes, Morna, Coladera, Funana, Batuque, qu'elle est riche en auteurs et interprètes, rarement restés au pays, plutôt installés loin du port, parfois exilés.

Mayra n'est pas une exilée. Elle vit à Paris depuis 2003, et ses parents lui ont donné le goût de la bougeotte : née à Cuba, elle grandit entre Sénégal, Angola, Allemagne et, tout de même... Cap Vert. Les premières comptines de ses années d'enfance sont brésiliennes. Mais c'est avec une chanson de son pays, en créole capverdien, qu'elle remporte la Médaille d¹or des Jeux de la Francophonie au Canada face à 35 concurrents. Elle a alors 16 ans. Mayra Andrade enchaîne les scènes, à Praia et Mindelo (Cap Vert), puis à Lisbonne, et en France, à partir de 2002, de petite salle parisienne en grand festival d'été. Elle assure la première partie de Cesaria Evora au New Morning. Au Brésil, elle représente encore une fois son pays, pour un "single" au profit de la lutte contre le Sida avec notamment Lenine et Chico Buarque. En 2005, Aznavour l'invite sur son nouvel album pour un duo en français. Partout où elle passe, elle subjugue.

Mais voilà, la rumeur enfle et toujours pas de disque. Ca devient crucial. Mayra, qui a du caractère, résiste à la pression et, plutôt que de céder aux sirènes de productions précaires, préfère attendre une proposition plus consistante. Ce qui finit pas arriver en 2005.

Voici donc ce "Navega", "sur les flots". Un régal d'album qui n'a rien d'une production pharaonique, qui mise au contraire sur la simplicité, le tout acoustique, et où elle affirme farouchement sa liberté. Elle puise certes à... 93 % dans la langue patrimoniale de l'archipel, mais c'est le disque d'une Capverdienne urbaine, et qui plus est, Parisienne.

Elle pioche donc dans ce foisonnant vivier parisien, avec deux de ses piliers (le bassiste camerounais Etienne Mbappé et son compagnon de scène, le percu brésilien Zé Luis Nascimento) et amène avec elle un remarquable guitariste compatriote, Kim Alves. Quelques invités ponctuels de haut vol : le Brésilien virtuose Hamilton de Holanda (bandolim, la mandoline du cru), le lutin malgache Régis Gizavo (accordéon), le violoncelliste Vincent Segal (moitié de Bumcello), ses complices scéniques, les guitaristes brésiliens Tarcisio Gondim et Nelson Ferreira. En prime, une chanson en français, la seule, due à l’innatendu Téte, "Comme s'il en pleuvait", dans une interprétation espiègle. Un album subtilement produit par un expert du genre, Jacques Ehrhart (Henri Salvador, Camille, …)

Ces ingrédients jazz, afro et brésiliens donnent d'autres reflets à des musiques qui pour partie viennent de l'archipel (quatre sont dûes à l'immense auteur-compositeur Orlando Pantera, récemment disparu, d'autres émanent de belles plumes de là-bas). Trois thèmes sortent de la plume leste de Mayra Andrade elle-même (dont une en collaboration avec Patrice Larose).

En égrenant ce disque, goûtez donc les traductions des textes, le dramatique y côtoie le facétieux, l'exil où l’on perd le nord s'y choque avec la démocratie qui perd la boule, des personnages sans âge y croisent des figures d'un autre âge.

Avec "Navega", d'une voix à faire chavirer les âmes et chalouper les coeurs, Mayra trône à la barre sur son monde et surfe... (sur les flots) pour conquérir les mers et les terres.

Grande, déjà très grande...

Mayra Andrade
 
Davy Sicard
A des milliers de kilomètres des modes éphémères et des coups de marketing, le kaléidoscope des musiques du monde se fixe régulièrement sur un artiste emblématique d’une région méconnue. Ce printemps, La Réunion est à l’honneur à travers l’un de ses musiciens les plus riches, Davy Sicard, adepte d’un maloya moderne et envoûtant, où se reflètent les différentes composantes d’un peuple aux origines multiples : l’Inde et Madagascar bien sûr, mais aussi l’Afrique et l’Europe. Ce jeune trentenaire auteur-compositeur a construit « Ker Maron », son nouveau disque, à la manière d’un parcours initiatique qui n’est rien d’autre que sa propre quête identitaire. En créole ou en français, les chansons s’enchaînent et l’auditeur partage alors l’histoire véridique de ce troubadour qui part à la recherche de ses racines.
Davy Sicard
 
Red Hot + Riot: The Music and Spirit of Fela Kuti (2002)
1. David Byrne—Don’t Fence Me In

2. Neneh Cherry—I’ve Got U Under My Skin

3. Jimmy Somerville—From This Moment On

4. Jody Watley—After You, Who?

5. Salif Keita—Begin The Beguine

6. Erasure—Too Darn Hot

7. Sinead O’Connor—You Do Something To Me

8. The Jungle Brothers—I Get A Kick Out Of You

9. The Neville Brothers—In The Still Of The Night

10. k.d. lang—So In Love

11. Les Negresses Vertes—I Love Paris

12. Aztec Camera—Do I Love You?

13. Debbie Harry & Iggy Pop—Well, Did You Evah!

14. Lisa Stansfield—Down In The Depths

15. Kirsty MacColl & The Pogues—Miss Otis Regrets / Just One Of Those Things

16. Tom Waits—It’s All Right With Me

17. U2—Night And Day

18. Annie Lennox—Ev’ry Time We Say Goodbye

19. Bill Irwin—Comedy Sketches

20. Annie Lennox—Ev’ry Time We Say Goodbye (Live on VH1 Honors)

RED HOT AND RIOT
 
Tony Allen : Lagos no shaking
Tony Allen Là où Fela était radicalement panafricain, Tony Allen est fondamentalement ouvert aux métissages. Alors que Fela cernait chaque intervention de ses musiciens, Tony Allen laisse libre cours à l'inspiration de qui joue avec lui. Et, tandis qu'au fil du temps le discours et toute l'attitude de Fela se faisait de plus en plus politique, Tony Allen, lui, se faisait de plus en plus musicien. Tout se passe comme si les deux anciens complices (le leader de l'afrobeat et son batteur mythique) s'était réparti le slogan "Music is the weapon of the Future" en deux phrases bien distinctes : "Music is a weapon" pour Fela et "Music is the future" pour Tony. Pourtant, au milieu des années 60, ils avaient inventé ensemble cette alchimie entre mélopées traditionnelles africaines et rythmes noirs-américains. Leur aventure commune avait commencé en 1964, au sein d'un groupe baptisé les "Koala Loubitos" qui jouait une sorte de Highlife (musique originaire du Ghana, voir les émissions "Radio Iba") tendance jazzy. A la suite d'une tournée aux Etats-Unis, Fela et son groupe jettent les bases de l'afrobeat. A la même époque (1969), Tony Allen prend la direction de l'orchestre, lui imposant de nouvelles directions. "Avant de rencontrer Fela, racontait Tony au magazine "Trax", en 1999, j'étais déjà le meilleur batteur du pays. J'avais reçu une formation classique mais je voulais jouer de manière différente, pas comme les Américains mais à la manière africaine tout simplement. Je voulais quelque chose d'unique. Après, tout le monde a voulu jouer comme moi...". En 1979, les deux hommes se séparent et Tony Allen monte son propre groupe, les "Mighty Irokos". Ils enregistrent trois albums. Mais, Tony assumant difficilement le rôle de leader, il dissout la formation et quitte le Nigeria pour le Japon. En 1984, il s'installe à Londres où il reste deux ans, avant de s'établir à Paris. Là, il enregistre deux disques où déjà se mêlent afrobeat et sons électroniques. Pas franchement des réussites. Peu à peu, Tony glisse vers le jazz, écumant les scènes des clubs parisiens et s'enfermant progressivement dans un ghetto. Mais l'équipe du Cithéa (un bar-club avant-garde de la rue Oberkampf à Paris, ayant une programmation très groove) décide de signer Tony sur leur label "Comet Records", convaincu de sa potentielle ouverture sur la scène dancefloor. Ils sortent "Ariya" en disque vinyle et, aussitôt, les plus grands Dj’s craquent. Du coup, Comet décide de sortir un album entier. Ce sera "Black Voices", en 1999, produit par Doctor L, le célèbre Dj's parisien. Métissant sa musique de sons électroniques, jouant avec de jeunes guitaristes blancs et inspirés, réduisant les cuivres et les percussions à une portion congrue (quitte à les gommer le plus souvent), Tony Allen a une conception totalement ouverte, sans doute inculquée par le jazz : "J'écris les bases, essentiellement rythmiques, l'ossature en quelque sorte, mais le projet reste ouvert. L'improvisation est un facteur essentiel". Déployant toutes grandes ses antennes, à 60 ans passés, Tony Allen est en train de créer un afrobeat absolument expérimental. Magali Bergès
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Geno Young : Ghetto symphony
Geno Young est né et a grandi à Dallas, dans une famille très portée sur la musique. Il commence très tôt à jouer du piano et du violon et il dévelloppe son talent artistique à l’école « Arts Magnet » également fréquentée par Roy Hargrove, Erykah Badu et Norah Jones. Geno poursuit ses études à l’université « Howard » de Washington. « C’est durant mes années de fac que j’ai commencé à entendre dans ma tête la musique que je voulais exprimer » dit-il. C’est donc durant ces années qu’il a commencé à explorer sa passion pour la musique Soul et qu’il a développé ses talents de producteur et de compositeur. Fort de ses qualités, Geno Young devient directeur artistique, arrangeur et producteur pour la talentueuse chanteuse de nu soul : Erykah Badu. « J’ai tellement appris de cette expérience dit-il, Badu m’a appris comment tirer partie de la liberté de mon art, tu sais, comment écrire et chanter ce qu’on ressent ». Geno écrit notamment les titres « Times a Wastin » et « Orange Moon » pour l’opus « Mamas Gun » d’Erykah sortit en 2001. Il est également co-producteur exécutif sur l’album « Tunin’up and Co Signin’ » de N’Dambi et plus récemment, il a produit l’album « Free » de Carmen Rodgers. Après avoir contribué au succès de nombreux « hits », Geno décide de lancer son propre projet solo. « The Ghetto Symphony » a déjà reçu d’excellents retours de la part de la critique et est disponible partout à travers le monde. Un des artistes les plus versatiles du mouvement Nu Soul, Geno Young est en train d’écrire un chapitre important de l’histoire la musique Soul.
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RAUL MIDON : State of Mind
Raul Midon
 
PAULINE CROZE
Tracklisting :

1. Mise à Nu
2. Dans La Chaleur des Nuits de Pleine Lune
3. Men Voulez-Vous?
4. Jeunesse Affamée
5. Tes Beau
6. Quand Je Suis Ivre
7. Je Suis Floue
8. Je Ferai Sans
9. Larmes
10. Tita
11. Femme Fossile
12. Mal Assis

Pauline Croze
 
 
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